[Test] Scribblenauts

Les consoles portables (3DS, NDS, GBA, GBC, GB, et même Virtual Boy et Game & Watch) sont à l'honneur dans ce salon.

[Test] Scribblenauts

Messagepar Paulo. » Mar 03 Août 2010 - 00:14

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C/C de Mon Blog, désolé pour les oublis, y avait trop de choses à dire.

Un concept tout nouveau.

Déjà à l’honneur dans un précédent jeu du même développeur (Drawn To Life, sorti en 2007), la création est apparemment, pour 5th Cell, un maillon fort du jeu-vidéo actuel. Alors qu’ils nous proposaient de dessiner notre aventure en 2007, ils nous proposent aujourd’hui avec Scribblenauts de l’écrire.

En effet, si vous incarnez le jeune Maxwell, un petit garçon souriant (habillé d’une cagoule en forme de crête de coq) tout ce qu’il y a de plus normal ; vous allez vite vous rendre compte que ce héros est bien plus qu’un simple humain, c’est un Dieu, un vrai. Un dieu, qui invoque ce qu’il veut (presque), quand il veut (presque), par la force des mots de notre belle langue française. Il lui suffira par exemple de dire : cochon, et un cochon tombera instantanément du ciel. Pas mal ; n’est-ce pas ?

A la recherche de starite (d’étoile, en gros), il utilisera ce don afin de résoudre les énigmes de plus de 220 tableaux. Pour voler, il invoquera par exemple un jetpack, un avion, ou des ailes (le surnaturel est une chose qui n’effraie pas Scribblenauts), et ira chercher son butin en l’(les)utilisant, par le biais du stylet. Les possibilités, pour chaque tableau sont immenses, ce qui vous permettra tous de vivre votre aventure différemment.

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Présentation du jeu en lui-même.

D’une simplicité sans nom, l’exemple que je viens de vous ait donné plus tôt ne présente que mal le jeu, puisqu’il est beaucoup plus intéressant que cela dans le fond, tous les tableaux, à partir du 3éme monde sont de vrais défis, et ce n’est certainement pas pour déplaire à beaucoup d’entre vous. Découpé en 10 mondes de 22 niveaux (en plus de l’université, sorte de didacticiel), le jeu vous prendra en effet par la main au tout début, mais pour très rapidement se corser.

Comme si cette difficulté déjà bien présente ne suffisait pas, vous devrez refaire chaque niveau trois fois, de manières totalement différentes –en utilisant donc des mots différents donc, afin de passer en mode avancé. Par simple défi, vous pourrez aussi vous amuser à totaliser le plus grand score à chaque tableau : il dépendra en effet du temps que vous mettez à le résoudre, de l’originalité de la solution, et du nombre d’objet utilisé pour trouver la starite.

Refaire les niveaux est de toute façon, la seule façon de gagner des Ollars (Mettez un petit d’ devant que le jeu n’oublie jamais, et… oh miracle !), monnaie du jeu. Elle ne sert qu’à bien peu de choses (acheter des costumes pour remplacer Maxwell ; acheter des musiques pour accompagner vos niveaux comme bon vous semble ; ou encore acheter les nouveaux mondes, car on ne les débloque pas, il faudra mettre la main au porte-monnaie) mais elle reste indispensable.

Deux modes très différents.

Mais revenons-en tout de même aux tableaux, puisque c’est l’essentiel du jeu. Chaque monde de 22 niveaux sera divisé par 2, afin de délimiter deux modes de jeux, aux objectifs tout à fait différents : le mode Aventure et le mode Action.

Le mode Aventure, tout d’abord, soulignons-le tout de suite est le plus intéressant des deux, il vous impose une petite histoire par tableau : les personnages demandent quelque chose de clair, et quand vous réussissez à le fabriquer, ou à le faire apparaitre, la starite vous ait donné. Enfin, clair, il serait appréciable que ce soit aussi clair que sur le papier. Dans les faits, le jeu ne vous montre que quelques éléments du tableau, et vous laisse avec une phrase indice souvent confuse. Il est compliqué de savoir quoi faire presque une fois sur deux, c’est vraiment dommage, car c’est un concept très intéressant dans un jeu vidéo.

Le mode Action, lui, est malheureusement moins bon. Vous demandant de récupérer la starite dans un tableau à mécanismes (interrupteurs par exemple), sans mourir (oui, Maxwell est un Dieu, mais il meurt quand il peut mourir en se faisant attaquer par une guêpe) grâce aux objets que vous voulez, il est globalement bordélique, et répétitif, tant les mêmes objets reviennent souvent.

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Les objets. Géniaux ?

Doté de plus de 20 000 objets au total (un nombre tout à fait hallucinant, sachant que les noms communs vulgaires, sexuels, ayant rapport à l’alcool, à la drogue, ou à un contenu adulte ont été bannis, en plus des verbes, des adjectifs et des copyrights), on se demande comment les développeurs ont fait pour donner un sens, une physique, un intérêt à tous les mots. En jouant, la réponse apparaît rapidement : ils ne l’ont pas fait. Beaucoup d’objets ont une physique totalement hallucinante, qui n’a strictement rien à voir avec leur physique réelle, mais peu importe, ce n’est pas ça qui entache le plaisir de jeu, c’est autre chose…

La traduction est en effet un des principaux défauts du jeu : des nombreuses confusions ont été faites par les traducteurs : au niveau des homonymes, surtout ; si des indications sont données entre parenthèses sur la nature des objets, il est inconcevable que l’on obtienne une toile d’araignée ; quand on choisit le mot Toile (Art)… De même, certains homonymes proposent la même description, comment voulez-vous que l’on trouve l’objet que l’on veut, surtout si l’on veut utiliser le moins d’objet possible, afin d’obtenir un score plus élevé.

Un autre net défaut au niveau des objets réside dans leur écriture. Si les développeurs ont eu la bonne idée d’intégrer des propositions de mots quand l’orthographe de celui que vous avez tapé n’est pas bonne (ou quand l’objet n’existe pas dans le jeu), elles n’ont souvent aucun rapport avec le mot tapé. De même, un mot où il manque un accent ne sera pas trouvé dans ces propositions, le cultissime mot échelle qui apparaît dans tous les tests du jeu semble le meilleur exemple : en le tapant sans accent sur le premier e, on trouve escabelle ou excavateur comme proposition, c’est pour le moins… intéressant.

(Inutile de faire la liste exhaustive de tous les défauts qui sont dans le même genre que les précédents, elle serait trop longue)

Gameplay… loupé.

Au niveau des gros défauts du jeu (décidemment, qu’est-ce que je suis méchant à pointer du doigt les nombreux défauts du titre), on retrouve aussi le gameplay, complétement raté, l’IA globalement débile, et les bugs vraiment trop présent.

En effet, le gros inconvénient d’un jeu jouable complétement tactile (à l’exception de la caméra, que l’on aurait d’ailleurs préféré mieux géré, car elle ne restera à l’endroit que l’on veut regarder que quelques secondes, avant de retourner se placer sur Maxwell) réside dans le fait que notre héros réalise trop souvent une action que l’on a pas voulu, il lui arrivera souvent de courir à un endroit non voulu, ou de se battre avec un animal, un personnage sans qu’on lui ait demandé.

Pour ce qui est des bugs, n’y voyez même pas là quelque chose d’amusant en perspective, les bugs de Scribblenauts ne sont malheureusement pas drôles, et vous obligent à recommencer plusieurs fois un tableau dont vous avez la solution, mais où l’IA refuse de coopérer normalement, vous attaque plutôt que d’attaquer les ennemis, se retrouve coincé dans un mur, etc…

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Au niveau de la réalisation.

Graphiquement, tout d’abord, le jeu est vraiment beau. Le parti pris graphique en collage est un excellent choix, pour une machine qui n’aurait surement pas supporté autre chose. Les objets modélisés sont tous bien faits (contrairement à leur physique et à leur intérêt comme je l’ai déjà dit), Maxwell, les animaux et les personnages « invoqués » sont tout mignons, et leurs petites animations sont drôles à regarder (Bon, on dit ça à chaque fois, avec de style graphique, mais c’est vrai, quoi !). Et puis, méfiez-vous des apparences, sous ces graphismes enfantins se cache un jeu +12 par PEGI tout de même !

Au niveau des sons, c’est un peu moins glorieux, mais ça reste globalement sympathique, les musiques sont potables, et les bruitages drôles 3 minutes…

Finalement ?

Finalement, l’idée d’écrire son histoire pour reprendre l’expression que j’avais utilisée au début, est bien concrétisée, le nombre de mot est impressionnant, la réalisation est assez convaincante, et la durée de vie est bonne, avec un bon challenge. On pourra certes constater, un grand nombre de petits défauts et le gameplay assez mauvais, qui seront à améliorer dans le second opus qui sortira bientôt, aux vues des excellentes ventes (1,25 millions dans le monde) de celui-ci, cependant, c’est un jeu à avoir, surtout qu’on peut le trouver à 15euros.

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